Traitements des poussées

Les poussées sont, dans la plupart des cas, les premiers symptômes de la maladie, elles apparaissent dans la forme récurrente-rémittente. Elles traduisent la survenue d’une ou plusieurs nouvelles lésions de la démyélinisation au niveau du système nerveux central. Les symptômes dépendent de la zone du système nerveux central ou de la moëlle épinière touchée. Il peut s’agir de troubles moteurs, troubles de l’équilibre, troubles de la sensibilité, de symptômes visuels, de troubles urinaires, etc. Toutes les poussées n’ont pas forcément besoin d’être traitées car la plupart d’entre elles s’atténuent au bout de quelques jours. Si par contre la poussée persiste, un traitement reposant sur des corticoïdes est utilisé. C’est actuellement l’unique traitement réellement efficace.

En effet, le traitement avec le corticosteroïde, plus précisément le méthylprednisolone, produit dérivé, utilisé dans le contexte de la médication, facilite la remyélinisation grâce à ses effets anti-inflammatoires et immuno-suppressives. Ces derniers seront détaillés dans les traitements de fond. Par conséquent, la durée des poussées et la gravité des symptômes sont réduites.

Les corticoïdes, également appelés corticostéroïdes, désignent communément les glucocorticoïdes.

Les corticoïdes sont administrés à fortes doses et sur une durée relativement courte du fait des effets secondaires importants qu’ils engendrent tels que de l’euphorie, les bouffées de chaleur ou encore  l’insomnie.

Généralement, c’est par bolus de corticoïdes que les poussées sont traitées, c’est à dire par injection de fortes doses de cortisone par voie intraveineuse, en général 1g de Méthylprednisolone pendant 3 à 5 jours. Plus d’informations

On peut également, en cas d’impossibilité de perfuser, administrer le traitement par voie orale toujours dans les mêmes doses.

Le mode d’action des glucocorticoïdes est détaillé dans l’onglet « Les glucocorticoïdes ».